dimanche 20 juillet 2008

Du courage pour cogner

Je suis content de l'évolution de mon jeu en tournoi. Je me suis volontairement laggifier ( c'est comme ça qu'on dit ? ) dans les premiers levels, ma lecture des mains adversaires est plus précise, j'arrive notamment à voler des pots avec air quand je sens de la faiblesse en face. En contrepartie j'ai une facheuse tendance à gambler lorsque ça ne décolle pas... Autant je suis très patient en fin de tournoi quand j'ai un stack ridicule, mais lorsque je me retrouve short en première heure, je me débarasse trop vite de mes derniers chips... Autre utilité à avoir de bon reads, j'arrive à ne pas busto sur certains spots ou il y a peu de temps encore je m'empalais à bras ouverts. Par exemple une overpair "out ot pos" contre un trips, ou une TPTK contre un set embusqué. Je me suis sorti de plusieurs sales setups récemment, en y laissant le moins de plumes possible !
Bilan du week end ? Presque zero pointé, j'ai bien fait un ITM sur un 24+2 à 1200 joueurs, mais quatre heures de jeu pour $16 de bénéfices, pas de quoi impresionner mémé ! Je quadruple mon stack de départ assez vite, avec très peu de showndowns, et pas mieux qu'un AQo. Je monte aux alentours des 20 000 avant le 2e break puis... le vide ! Deux heures et 3 coinflips perdus plus tard, je me retrouve en push & fold dans des blindes 500/1000. Je paume mon 60/40 et c'est la sortie, une nouvelle fois.
Arrive dimanche soir, comme je me couche tôt ces derniers temps, et que la confiance n'est pas à son maximum, je m'étais dit que j'allais faire l'impasse sur ce grand donkament qu'est le sunday brawl, et remettre ça à la semaine prochaine. Mais le British Open m'a tenu eveillé, et Padraig Harrington à soulevé son trophée une dizaine de minutes avant le coup d'envoi. Alors pourquoi pas ? $73.000 pour la première place, meme si les chances de gagner un tel tournoi sont minces, ça fait rêver !




Mais c'est bien beau de rêver, une grosse heure après, j'étais out les mains vides. Je suis parti me coucher un peu dépité, avant j'enchainai les tables finales sans forcer, et maintenant j'arrive péniblement à me glisser dans les thunes... Autant pour mon mental que pour ma bankroll, il était temps de faire quelquechose, le lendemain, c'est décidé, je rejouerai en limit !
Ah le limit, quelle vaste blague, ça à beau être mon format préféré, c'est aussi là que la variance atteint son paroxysme. Et la variance, c'est ma kryptonite ! Dans un monde ou vous avez 38% de went to showndown, les backdoor straights improbables et autres 3 outers s'enchaînent à une vitesse impitoyable. Impossible de faire ne serait-ce qu'une petite session sans prendre des trucs très très moche, il faut l'accepter, je dois l'accepter.

Rage pour cogner !

Ca n'a pas que des désavantages, loin de là. C'est là ou je suis le meilleur pour commencer ! De plus Seb y joue aussi, on peut s'entraider, commenter nos plays respectif, se faire des reviews de sessions... Les contraintes de temps sont moins pénibles qu'en tournoi, je joue autant de temps que je veux, si j'en ai marre ou si les tables ne sont pas bonnes, j'arrete ! Sans oublier que le rake est un bonus de taille !
Bref, tout ça pour vous dire que depuis aujourd'hui, j'ai repris le limit, ça m'enchante tellement que j'ai joué 416 mains et je suis allé dans la piscine. Par contre je me suis bien amélioré à Capcom Versus SNK 2 !


Bah, ça ira mieux demain !

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Ouais truffy, c'est bien tout ça. tu devrais aussi te mettre au Muay thay, histoire d'être vraiment dans l'ambiance du jeu video.

tonton bri